Lors de chaque élection présidentielle, Saint-Pierre-et-Miquelon, premier territoire français à voter, présente des particularités.
Saint-Pierre vote en effet de façon très différente de la métropole. Ce phénomène s’explique statistiquement: l’île compte à peine 5.000 inscrits sur les listes électorales, soit un échantillon statistique de 0,01% – ce qui n’est donc pas significatif.
Difficile donc de tirer des projections à partir de ces résultats.
Cela dit, les habitants présente deux particularités fortes à garder en mémoire pour le vote de 2012.
1° ils s’abstiennent beaucoup plus que les métropolitains:
Sur le tableau ci-dessus, on voit qu’environ 10 points séparent la participation aux élections dans l’île et dans la métropole.
2° les habitants de Saint-Pierre votent très majoritairement à gauche, et avaient donné 60% de leurs voix à Ségolène Royal en 2007.
Ce tableau rappelle qu’en 2007, 14 points séparaient les résultats de Ségolène Royal à Saint-Pierre et en métropole. En 2002, Jacques Chirac y avait recueilli 8 points de plus qu’en métropole.
C’est sous ce prisme qu’il faut analyser les résultats à Saint-Pierre cette année.
Une simple étude mathématique sans prétention laisse penser que si François Hollande obtient un score supérieur à 64% à Saint-Pierre, il a toute chance d’être élu président de la République. Mais… ces statistiques non représentatives n’ont aucune prétention à la vérité.


