La rigueur en Grèce, ça marche pas des masses

Le déficit budgétaire grec s’est creusé depuis le début 2011

vendredi 11 mars 2011 16h44

ATHENES (Reuters) – Le déficit budgétaire grec s’est creusé lors des deux premiers mois de 2011, en raison de recettes moins importantes que prévu conjuguées à des dépenses plus élevées, a annoncé vendredi le ministre des Finances grec.

Alors que l’économie grecque est dans sa troisième année consécutive de récession, il est particulièrement difficile de compenser le déficit budgétaire par des recettes supplémentaires.

Le produit intérieur brut (PIB) devrait se contracter de 3% cette année après avoir reculé de 4,5% en 2010.

Ces données font référence au déficit budgétaire de l’Etat, ce qui exclut les dépenses des collectivités locales et de sécurité sociale et ne correspond pas aux critères d’évaluation de la politique économique de la Grèce par l’Union européenne.

Selon ces données, le déficit budgétaire de l’Etat grec sur les mois de janvier et février s’est creusé de 9% sur un an à 1,028 milliard d’euros. Les recettes ont reculé de 9,2% à 7,943 milliards d’euros tandis que les dépenses augmentaient de 3,3%.

Le ministère attribue la baisse des recettes à une baisse des rentrées générées par une taxe exceptionnelle sur les groupes rentables. Elle a rapporté 99 millions d’euros de moins que l’année précédente. Les recettes générées par l’impôt sur le revenu ont également été moins importantes.

La hausse des dépenses est due à un investissement de 351 millions d’euros dans les hôpitaux publics pour honorer des engagements précédents.

Pour sortir de la crise budgétaire et pouvoir se refinancer sur les marchés, la Grèce prévoit de réduire son déficit budgétaire à 7,4% du produit intérieur brut (PIB) cette année contre 9,4% du PIB en 2010.

Georges Georgiopoulos, Catherine Monin pour le service français, édité par Danielle Rouquié

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