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Comment Hollande prépare les Français à une arrivée massive de migrants

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François Hollande se livre en ce moment à un exercice tout à fait passionnant: il donne la démonstration, en grandeur et en temps réels, de la mécanique du gouvernement profond à l’oeuvre en France. Les simagrées auxquels les dirigeants européens se livrent autour d’un possible « Brexit » lui en donnent l’occasion parfaite.

Hollande et la doxa du gouvernement profond

Au fondement de la mécanique hollandaise, on trouve l’inlassable énumération d’une doxa qui s’entretient toute seule à partir de quelques piliers dont toute remise en cause est taxée de populisme, de poujadisme ou de démagogie. Dans ce salmigondis de certitudes toutes démenties par la plus évidente des réalités, l’idée de base est encore et toujours le principe générique selon lequel l’Europe comme construction communautaire, quelle qu’en soit la forme précise (et généralement la plus fantasmée), est une bonne chose. La conséquence immédiatement tirée de cette certitude est qu’il faut forcément plus d’Europe, plutôt que moins d’Europe, et plus d’Europe au lieu de mieux d’Europe.

Sur France Inter, ce vendredi soir, François Hollande n’a pas dit autre chose:

« Je fais ce qu’il faut pour que nous puissions garder le Royaume-Uni dans l’Europe, mais à condition que l’Europe puisse avancer. » (…)

« Que la Grande-Bretagne reste ou non, l’Europe devra prendre des décisions au lendemain du référendum. » Le président français dit ainsi s’être rapproché de l’Allemagne pour ne « pas attendre la rupture, le Brexit » mais « prendre l’initiative ». Il rappelle son projet de s’appuyer sur un « noyau dur » européen.

Alors que la zone euro est économiquement malade, que les décisions agricoles et diplomatiques européennes mettent nos éleveurs à genoux, que la désaffection populaire pour l’Europe est visible et forte, François Hollande fore droit: il faut plus d’Europe.

Hollande et sa logique européenne oblique

Ce principe étant posé, il emporte tous les autres.

Première conséquence de la prémisse du raisonnement: il faut conserver la Grande-Bretagne coûte-que-coûte ou presque dans l’Union. Personne ne juge bien entendu utile de souligner que la Grande-Bretagne menace de quitter l’Union à cause d’un afflux d’immigrés qu’elle souhaite pouvoir endiguer. Face à cet afflux, la Grande-Bretagne reproche à l’Europe d’être impuissante… mais oublie de dire que l’élargissement à marche forcée de l’Union a toujours trouvé un soutien massif auprès des gouvernements britanniques successifs, qui se réjouissaient de l’impuissance européenne que ce mouvement artificiel engendrerait.

Donc, pour garder la Grande-Bretagne dans l’Union, il faut lui concéder le droit de mener une politique migratoire dérogatoire et exorbitante du droit commun.

Deuxième conséquence de la même prémisse: il faut sauver Schengen, car remettre Schengen en cause, c’est aller vers moins d’Europe, et nous, nous voulons plus d’Europe. Le maintien de Schengen, comme le dit François Hollande, permet de ne pas noyer ni torpiller la Grèce qui reçoit des dizaines de milliers de migrants chaque mois.

« Si les frontières intérieures ferment, si Schengen n’est plus appliqué, ces réfugiés vont rester en Grèce, un pays qui a déjà des difficultés économiques considérables, qui va en faire quoi? »

Hollande et la finance européenne

Sur ce point, François Hollande ne dévoile pas le fond de la position européenne dictée par l’Allemagne et la très gracieuse Angela Merkel:

« Pas question de raisonner comme cela : on ne veut pas de ces murs qui risquent d’isoler la Grèce, de l’empêcher de faire ses réformes et d’effecteur ses remboursements à ses créanciers internationaux [dont l’Allemagne] », insistait une source diplomatique.

Autrement dit, le maintien de Schengen n’a rien à voir avec un calcul philanthropique. Il est seulement destiné à éviter le torpillage de la Grèce, sas d’entrée des migrants, car la Grèce doit continuer à rembourser ses dettes. Il faut donc lui maintenir la tête hors de l’eau.

Comprenez bien la logique ici: sauver Schengen, c’est éviter l’étouffement de la Grèce, c’est-à-dire rembourser les créanciers allemands de la Grèce. Le politique migratoire européenne et sa politique d’ouverture des frontières intérieures est donc dictée par l’intérêt particulier des créanciers, notamment allemands, de la Grèce, et non par des considérations politiques.

Le candidat Hollande avait déclaré la guerre à la finance. Il en est aujourd’hui un brillant mercenaire.

Hollande et la politique migratoire allemande

Autre prémisse du raisonnement, annoncée par Hollande au micro de France Inter:

« L’Allemagne ne pourra pas accueillir encore des dizaines de milliers de réfugiés. »

Autrement dit, Merkel a ouvert les vannes, mais c’est aux autres de les refermer aujourd’hui. Face à l’afflux de migrants provoqué par les propos irresponsables d’Angela sur son million de réfugiés en 2015, l’Allemagne est dépassée et touche ses limites.

Il faut ici revenir aux prémisses du raisonnement pour suivre la logique en creux.

L’Allemagne ne peut plus accueillir de migrants, mais il faut plus d’Europe, donc on ne peut pas contraindre la Grande-Bretagne à en accepter (notamment ceux de Calais), sinon c’est le Brexit. Mais les pays sur la route de l’Allemagne ne doivent pas fermer leurs frontières, puisqu’il faut plus d’Europe et surtout ne pas torpiller la Grèce dont les remboursements sont vitaux pour les banques allemandes en difficulté.

Donc, la question subliminale qui n’est pas posée mais dont on comprend peu à peu la réponse est: qui va soulager l’Allemagne de tous ces migrants qu’on ne peut stocker en Grèce?

Hollande et ses non-dits sur les migrants

La France pardi, mais aussi l’Autriche, la Hongrie, et tous les autres… L’Allemagne ayant payé son tribut, la Grande-Bretagne n’en voulant plus, tous les autres pays européens doivent participer à l’effort. Et tant pis si, comme la France, la minorité arabo-musulmane est déjà la plus importante d’Europe, en pourcentage et en nombre. Il en va de la doxa imposée par le gouvernement profond.

Bien entendu, cette politique va faire l’objet d’une approche scientifique de haute volée qui n’a rien à voir avec les vieux spectres qui ont failli tuer l’Europe dans les années 40. On lira par exemple avec effroi cette phrase en apparence sybilline:

Jeudi, les polices de Macédoine, de Serbie, de Croatie, de Slovénie et d’Autriche ont, en tout cas, décidé de mettre en place un enregistrement commun de réfugiés arrivant de Grèce en Macédoine et d’organiser leur transport vers l’Autriche. Il s’agira notamment de déterminer, à partir de données biométriques, s’ils viennent de pays considérés comme dangereux (Afghanistan, Irak ou Syrie).

Traduction: les pays limitrophes de la Grèce vont revenir aux bons critères raciaux pour trier ceux qui ont le droit d’entrer sur leur territoire, et ceux qui restent en Grèce. Mais bien entendu, tout ceci se fera au nom des droits de l’homme et du progrès bienfaiteur qui inspire les pays européens.

Bref, les premiers jalons d’une arrivée massive de migrants triés sur le volet en France sont posés, au nom de la doxa européiste.

42 commentaires

  1. Désolé votre jugement est en dehors du réel. D’abord la grande bretagne ne prend que les migrants qu’elle a bien voulu prendre, et n’en veut plus maintenant: d’abord des polonais légaux et européens qui nourrissaient leurs enfants restés au pays avec l’argent des allocs. Ca c’est fini, ouf.
    Ensuite, le tunnel sous la manche est maintenant sécurisé et les migrants les vrais, les algériens et les somaliens (il n’y a que peu de « réfugiés » syriens dans ce petit monde) en sont réduits à nous mendier les nôtres en se promenant le long de la côte. Nous sommes donc dans l’état où la Grèce va être bientôt: un cul de sac.

    Au fait, les transports gratuits en Ile de France pour les irréguliers, c’est fini maintenant.

    Au passage, dans la négociation de hier soir, Tsipras s’est fait bouler: Schengen s’arrête bien à la frontière européenne de la Grèce, et il va falloir qu’il gère ça, son chantage lamentable convenablement méprisé.

    En conclusion, il va donc falloir que les grecs arrêtent de dépenser l’argent qu’on leur donne à amener en paquebot sur le continent les envahisseurs(réfugiés) qui se contentent de franchir un bras de mer entre la Turquie et une île grecque au choix ( Lesbos, Samos, Kios, Leros) pour faire le reste de la mer égée à nos frais avec couverture et transats. La contrainte financière, il n’y a que ça: ils ne pourront plus se débarrasser du flot pour nous terroriser et le NOWAY se met en place, en fait, petit à petit.

    Finalement cette crise est en train de devenir un bien. Quand l’Algérie explosera et quand les Africains noirs finiront par être mis au courant de la générosité de Merkel à l’été 2015, le NOWAY sera en place et l’Europe pourra survivre. Bonne chance à ceux du sud qui l’auront quitté entre temps.

    • yoananda dit

      Heu … vous avez peut-être raison, mais peut-être pas. Objectivement, Hollande fait passer l’Europe avant le France et son peuple, c’est un simple fait observable tous les jours.

      Quand à savoir si l’Europe va réussir à se « protéger » sans se « détruire » … pour ma part, je n’en mettrais pas ma main à couper.
      Je vous donne entièrement leur l’explosion prochaine de l’Algérie. Pour ma part, j’y vois au contraire le domino qui va enflammer la guerre civile en France.

    • Gordion dit

      Je suis un peu perplexe, comme yoananda, à vous lire. A vous croire, votre « Europe » va survivre. Je doute que vous ayez raison, des millions d’immigrés que personne ne pourra ni arrêter, ni contrôler, encore moins expulser vont achever de défaire cet ensemble de bric et de broc. Etes-vous sûr que cette crise soit en train de devenir un bien?

      Sur l’Algérie – et sur la filière libyenne, porte ouverts de l’immigration subtropicale africaine – vous avez raison. Ce qui contribuera à accélérer le chaos en « Europe ».

      Ceci dit en passant, les décryptages de l’auteur nous donnent un excellent avant-goût de ce qui nous attend.

  2. Jmpbea dit

    Entre-temps, l’Autriche vient de fermer ses frontières de l’est….donc, si on suit le raisonnement, la France est maintenant en première ligne…élections 2017 plombées dès maintenant…

  3. Pierre dit

    Pourquoi finissez-vous sur « les premiers jalons d’une arrivée massive » ?

    L' »arrivée massive » a déjà été faite. Je veux parler de la « masse critique » qui dissout le corps social.

    La France est l’exemple parfait de l’application de cette doctrine, sur le long terme, pensée et mise en oeuvre en effet par des esprits qui ne nous veulent pas du bien, ce que vous appelez l’état profond.

    Ce qu’on voit depuis 2015 ce sont simplement de nouvelles vagues, plus spectaculaires certes, mais le mal est déjà fait. Et depuis des décennies.

    Je serai plus radical que vous.

    L’obsession immigrationniste, outre des écorces idéologiques certaines (haine de soi, désir de dissoudre la culture européenne, chrétienne de la part de nombreux groupes), a un coeur qui est économique.
    -Schenghen n’est pas négociable. Jamais
    -car la liberté de mouvements des hommes est le pendant de….la zone monétaire unique : l’Euro.

    Ce sont les deux faces de la même pièce démente !

    Voilà pourquoi, vous aurez TOUJOURS LES DEUX.

    Voilà le piège rhétorique : blablater sur l' »immigration », les « réfugiés » n’a aucun sens tant qu’on s’obstinera à avoir l’Euro et cette pseudo zone monétaire unique.

    On ne pourra pas se débarrasser des premiers, sans supprimer le second.

    • D’abord Schengen concerne… les européens. Si on les pays frontaliers de l’Europe contrôlaient effectivement l’entrée des non-européens il ne devrait pas y avoir de problèmes. C’était l’idée, parfaitement légitime, positive et utile.
      Or il se trouve que certains de ces pays frontaliers (la Grèrce) organisent l’entrée de ces même non européens en Europe. Et beaucoup trouvent ça normal; voire souhaitable, l’apport des non européens à l’Europe étant pour eux positif.
      Ce n’est pas mon cas: comme européen je souhaite que les non européens illégaux, misérables et violeurs réfugiés ou non soient empêchés et leur alliés européens poursuivis pénalement.

      Cela peut se faire, il suffit de le demander.

      • yoananda dit

        Cela n’a (presque) rien à voir avec la Grèce.
        D’abord on a eu Merkel qui a coulé la Grèce, et Tsipras a tenté le chantage d’ouvrir la porte au migrants.
        Mais surtout on a eu Merkal qui a encouragé l’immigration de masse. La propagande du petit Aylan. Les pseudo accords avec Erdogan le fourbe, etc…
        La Grèce, vous voulez qu’elle fasse quoi de toute manière ? Qu’elle tire sur les bateaux ?
        Et toutes les autres routes qui ne passent pas par la Grèce ?

        La Grèce c’est vraiment l’arbre qui cache la forêt pour le coup.

        • La Grèce a bien quelque chose à faire: 4 de ses îles sont à portée de voix de la Turquie, et les bras de mer en question sont franchis avec des matelas de plage.
          Au lieu d’affréter des paquebots pour transférer ces populations en Europe continentale (toute la mer égée à traverser) il conviendrait de ramener ces gens en Turquie. Cela serait simple, peu couteux, conforme au traités européens et logique.
          Cela doit être, cela est possible et cela sera fait. Dès que nous le voudrons.

          • Gordion dit

            Je ne suis pas un spécialiste du droit maritime international et des directives de L’UE, des directives de LA CEDH, et des conventions onusiennes sur les réfugiés. Je crains que L’UE ne peut pas refouler les réfugiés qui sont en dehors des eaux territoriales de leur pays d’origine_en l’espèce la Turquie_et encore moins les faire revenir en Turquie qui n’en voudra pas. Comme vous le soulignez l’UE n’est qu’à quelques encablures de la Turquie. Je crains que nous ne soyions dans un imbroglio juridique pour ne pas dire une aporie. Dans tous les cas les eunuques européens qui nous gouvernent plus l’évangeliste en chef qui se nomme Merkel ne prendront jamais la décision de fermeté qu’il conviendrait. Les principes fondateurs de l’UE sont parfaitement antinomiques de cette décision ainsi que l’abri derrière les conventions ratifiées et l’abri facile de la Communauté Internationale.

            Vous préchez malheureusement dans un désert idéologique et peut-être juridique. Comme je voudrais que vous ayiez raison.

          • Laurent Franssen dit

            N’empeche que tant qu’on les fera entrer au lieu de les reconduirent chez eux, d’autres viendront.
            C’est pas du yaka fokon, c’est du bon sens de première ligne.
            Un pas aprés l’autre, mais d’abord le premier.

          • Nang' dit

            Ramener les migrants en Turquie, cela se fait depuis longtemps. Frontex s’en charge. Il arrive qu’un même groupe de migrants fasse plusieurs fois l’aller-retour entre la Grèce et la Turquie, et à la fin, de guerre lasse, les uns ou les autres, ou les deux à la fois, coulent les embarcations en pleine mer. Comme ce sont des pneumatiques, une gaffe effilée suffit pour ça. Ce fait est rapporté depuis longtemps (bien avant la vague migratoire, il a été relevé de nombreux cas de morts suspectes en mer Egée).

            Accuser la Grèce me semble déplacé. On a fracassé ce pays, on lui a interdit de créer une société nationale d’exploitation des hydrocarbures, ce qui aurait pu lui permettre de rembourser rapidement sa dette (moins de dix ans). Puis on l’a détruit par un sur-endettement illégal, et impossible à tenir. Les fonctionnaires ont perdu 1/3 de leur salaire, quand ils ont encore du travail. Les docteurs infirmières instites ne sont plus payés ou presque. Alors, pourquoi voulez-vous que la police, les douaniers et les militaires soient 100% opérationnels devant la marée humaine qui submerge le pays ? Ce n’est pas logique !

            Si vous voulez que la Grèce arrête les migrants AVANT l’entrée dans l’espace Schengen, alors il faut lui rendre les outils de sa souveraineté. En premier : une administration en état de fonctionner, et des fonctionnaires normalement payés…

        • Je ne comprends pas bien l’expression « whishfull thinking »: vous voulez dire que dés le moment que l’on considère possible une action qui modifierait en mieux une situation détestable et absurde, on contrevient à la bienséance ? Ou à la nécessité d’une catastrophe ardemment désirée ?

          La Grèce est actuellement la route la plus fréquentée, les autres routes, par les îles italiennes, sont comparables. Même traitement à appliquer.

          Quand à la catastrophe elle ne sera pas celle que vous envisagez en apparence. Elle sera le contraire et nous transformera à nouveau, nous les européens, en meurtriers de masse. Il faut éviter cela.

          • yoananda dit

            C’est précisément ça le « whishfull thinting » : on souhaite ardemment un résultat précis, ce qui biaise totalement l’analyse.
            Ca se résume par du yaka fokon …

    • Deres dit

      Le fond du problème est que les hommes politiques nationaux veulent dissoudre les nations dans l’Europe tant que cela n’enfreint pas leurs pouvoirs à eux. C’est cela la limite ultime. Ils assument ce projet pour les français, mais pas pour eux. Ils veulent conserver leurs petites baronnies et petits privilèges tout en bénéficiant de l’avantage du regroupement. Et l’Europe qu’ils appellent en permanence de leurs vœux fait également un très bon bouc émissaire alors que nos hommes politiques font en fait parti de ses instances …

  4. Gordion dit

    Il ne vous aura pas échappé que le 18 février l’assemblée à voté la fin de la période de rétention administrative, l’extension à 4 ans de la carte de séjour et la possibilité de se voir faire soigner gratis en cas de pathologie grave. Ceci concerne les étrangers.
    Le terrain est bien préparé

    • Il s’agit d’une décision du parlement Français actuellement entre les mains d’une bande de tarés qui n’en ont plus longtemps. Que ce soit légalement ou illégalement ils vont devoir céder la place et ce ruineux, absurde et insensé gaspillage sera aboli. Immédiatement.
      Avec le reste des dispositifs destinés à se conforter malgré tout les clients qu’on connait et à qui on a beaucoup à se faire pardonner.

  5. De Vos Alain dit

    A écouter François Hollande, l’UE actuelle n’est pas un problème, bien au contraire tout va bien. Ce même discours est tenu par le PS, les RL. Ils n’ont ni les uns, ni les autres l’intention de mettre en cause l’UE comme elle fonctionne actuellement.
    Ce qui fait qu’on ne voit pas la nécessité de cette multiplication de candidatures à la Présidentielle!
    Il suffit qu’un seul représente le PS+RL.
    On ne voit pas comment la France peut sortir de l’endroit bien bas où elle est puisque les choses sont jouées du côté Europe par cette bi-tête, convaincue que c’est bon pour la France.
    Ils ont réussit à faire l’Union sur ce point qui est crucial : donc rien ne changera pour les Français. Est-ce clair?

    Un arc politique large avait été recommandé, on voit bien que ce dernier ne se réalisera pas alors que tout se fait en débandade déjà.
    Donc la partie est jouée et gagnée c’est fini.

    A moins que?? Emerge une solution qui renverse la table. On ne la voit pas venir. D’autant que ça se prépare longtemps d’avance? 3 mois avant ce sera trop tard.

    • Une suggestion: l’alliance PS LR gagnerait beaucoup à être dénommée « LRPS » pour faire plus dégoutant encore.

      L’alliance « FN PS », elle, celle qui permit aux socialistes de gagner quelques élections dont celle de 2012, et qui nous accable, ne vous gêne pas ? Moi si.

  6. Thomas dit

    Le juste mot pour la juste chose; les mots pesés pour éviter les maux pesants

    Que signifie « J’aime la France » ? De quelle France s’agit-il ?

    Qu’est-ce qui est aimable dans (le concept) la France ?

    Qu’est-ce qui est aimable en France ?

    Quant un Maghrébin par exemple , né en France de parents nés au Maghreb « naturalisés » ou non, ‘dit « Je me sens français » il veut dire quoi ?

    • yoananda dit

      Il veut dire « j’y suis j’y reste ». C’est tout.
      Discutez avec eux sur les forums vous verrez : ils sont français quand il s’agit de toucher les allocs, ils ne sont pas français quand l’armée attaque la Lybie ou un pays musulman ou quand on parle de la colonisation.

  7. Gordion dit

    Je partage vos décryptages, et analyses.

    Il était utile de rappeler les valeurs fondatrices de l’UE, en particulier vers une marche forcée vers « toujours plus d’intégration » – 28 pays ayant des fondamentaux économiques différents et incompatibles, pour ne citer que les faits économiques – et de technocratie, et d’ordo-libéralisme, nous mène dans le mur.

    Je ne suis pas convaincu par contre de votre explication sur le soutien des précédents gouvernements britanniques à un élargissement de l’UE – Turquie comprise. L’affaiblissement du machin européen par la dilution des processus de décision et par un immobilisme accru est certes une réalité, mais je penche davantage pour une opportunité accrue des entreprises et banques britanniques de gagner des parts de marché avant leurs concurrents.

    Les péripéties grecques et la finance européenne nous renvoient aux réalités mercantiles et migratoires.

  8. déception positive dit

    Vous analyser le discours de Hollande mais ce n’était ce qu »il y avait à écouter hier soir. Quand il a commençé à parler j’ai fermé le poste et je suis allé me coucher par contre j’ai bien consciencieusement écouter Cameron. J’ai notamment retenu cette phrase « je n’aime pas Bruxelles mais j’aime la Grande Bretagne ». Si j’avais été Britannique, j’aurais aimé entendre cette phrase. Et, en parlant de « Bruxelles » on comprenait bien qu’il visait surtout cette bureaucratie fossoyeuse de la démocratie.
    Et je pense que les avancées qu’il a obtenu pourraient faire un programme européen tout à fait acceptable pour un candidat aux élections européennes en France l’année prochaine et ainsi rallier lui raller suffisamment de voix pour battre les Zarko/Hollando/ Valls. Cameron est en voie de démontrer que l’on peut être Européen en gardant ses spécificités et sans être un caniche de Merkel. Nous n’avons plus qu’à attendre en France un leader suffisamment jeune pour oser demander la reconnaissance pour la France de ce qu’il vient d’obtenir pour la Grande Bretagne.

    Et pour ce qui est des mots quand Cameron dit qu’il aime la Grande Bretagne je le crois tout autant qu’il me serait , de façon tout aussi presque intuitivement, impossible de croire les Zarko/Hollando/ Valls et autres vieilles badernes politiques française s’ils leur arrivaient de déclarer qu’ils aiment la France.

    • Deres dit

      La différence est que la Grande-Bretagne ne doit rien ou presque à l’Europe.
      La France en est au contraire très dépendante.
      Sans son soutien, il faudrait faire un vrai programme d’austérité.

  9. céline dit

    Je pense que l’invasion d’immigrant en Europe était prévue depuis longtemps pour désorganiser et réorganiser pour afin de mettre en place l’agenda mondial 21 DE l’ONU. tout ce qui se passe sur ma planète est volontaire par des élites de POUVOIR, ARGENT, CONTRÔLE ETC, UN DÉSASTRE D’HORREURS TOTAL CONTRE HUMANITÉ.
    LES CHEFS DES GOUVERNEMENTS NE SONT PLUS A LA HAUTEUR DE PRENDRE SOINS DE LEURS SUJETS. ILS FONT LA PLUIE ET LE BEAU TEMPS,,,,,
    COMMENT ALLONS NOUS NOUS DÉFENDRE NOUS LES NATIONS ???
    JE sympathise avec vous toutes les difficultés que vous rencontrer.

    • Nang' dit

      Je suis d’accord avec la précédente remarque. Tous les décideurs européens savaient que Kadhafi fermait les portes de l’Europe. Il était payé pour ça : des camps d’internement de migrants étaient financés (illégalement) sur le territoire libyen depuis le milieu des années 90. La catastrophe était absolument PREVISIBLE, même pour les plus débiles d’entre eux. Or, ce ne sont pas des gens débiles, mais bien des gens éduqués qui nous gouvernent, ils sont capables de prospective, de simulation de plans d’avenir. Ils savaient qu’en prenant la décision de supprimer Kadhafi, des millions d’étrangers déferleraient sur l’Europe. Par conséquent, la question est : pourquoi ?

      Et bien, quand Christine Lagarde, chef du FMI, propose, pour le bien-être et l’intégration des migrants en Europe, de les faire travailler à 3€/H, je pense que nous avons un commencement de début de réponse : détruire l’état providence, réduire le coût du travail. Et pour ceux qui ne sont pas contents, état d’urgence.

      Ayant fait mon mémoire de droit international sur Frontex, je suis assez stupéfaite par ce qui arrive (migrants + attentats). Je l’analyse comme un coup de maître de la part des dirigeants européens. Pendant que nous sommes en train d’ergoter sans fin sur l’immigration, les migrants etc, ces gens qui nous gouvernent sont sans doute déjà en train d’avancer de nouveaux pions. Nous perdons à chaque fois, parce que nous ne somme pas capables d’analyse prospective. Nous ne faisons qu’analyser ce qui est passé. Nous sommes donc condamnés à perdre indéfiniment.

      • Nang' dit

        Aussi, si on veut développer sur cette trame, la question à se poser n’est pas : faut-il plus, moins de migrants, qui doit les laisser entrer, comment faire pour les sortir, etc, mais bien nous concentrer sur : garantir le droit du travail / la gratuité des soins / la gratuité des écoles. Repenser la validité de la monnaie européenne. Réformer le projet politique européen. Supprimer les lobbies. Contrôler les mouvements de capitaux. Punir la corruption. Faire des analyses prospectives de telles ou telles décisions, les rendre intelligibles à tous et les soumettre au vote.

        Enfin, arrêter de flancher émotionnellement à chaque fois qu’on nous balance un attentat terroriste.

        • Gordion dit

          @Nan’g:

          Merci pour cet éclairage sur FRONTEX. Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur les missions, et les chiffres – moyens, budgets, autorité de tutelle, nombre de ressortissants ramenés en Turquie.

          Je suis preneur aussi d’informations sur les aspects juridiques afférents: cf. mes commentaires supra (pas simple!).

          Merci

        • Chleb dit

          Ce que fait la Pologne dans toute une série de réformes ôôoô combien utiles et qui se voit tant critiquée et de plus, en état souverain, de se justifier devant le Conseil de l’U.E.sous peine de…….. et qui a accueilli 1 million de migrants Ukrainiens et le reste (Tchétchènes, ….)La critique est aisée(dans cette pseudo presse qui alimente notre quotidien et manipule sans scrupules  » nos âmes bien nées…bêtées ») Secouez bien le prunier et vous trouverez la pomme pourri…re jaune, allez! c’est reparti pour une Guerre, inflation gigantesque aidant..Je me rappelle avec audace ce que chantait ARNO (Belge) Putain, putain, nous sommes quand même tous des Européens!!!! Visionnaire, isn’it?

  10. @Nang’
    « Ramener les migrants en Turquie, cela se fait depuis longtemps. Frontex s’en charge »
    Vous rigolez vous vous foutez de nous ou les deux ?
    Frontex est chargé d’amener les migrants en Europe pour mieux les dispatcher. Les meurtres dont vous parlez, hélas trop peu nombreux sont sans doute le fait des deux pères de familles héroinomanes, (dont le père du petit Aylan) qui ont put passer à travers les mailles du filet. Le reste, c’est du massif, de l’organisé, et du tourisme de masse…

    Votre défense de la Grèce, apparemment basé sur un constat réaliste (sa totale déréliction) en fait un état failli, tout juste capable de servir de cul de sac derrière des barbelés construit par d’autres sur ses frontières intérieures.
    Tsipras s’est fait avoir et a signé l’accord avec l’Angleterre, maintenant, il va devoir gérer l’invasion. Tout seul avec son petit peuple indo européen. Des qu’il aura envie de taper les musulmans, qu’il nous fasse signe, on lui enverra Lord Byron pour le libérer.

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