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Fonctionnaires: à vot’bon coeur, M. Valls!

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Monsieur le Premier Ministre, vous venez d’annoncer un « geste significatif » pour la rémunération des fonctionnaires. Nous comprenons tous très bien les raisons de cette attention, mais vous ne pourrez nous empêcher d’y voir une différence de traitement qui relève d’un populisme électoraliste coupable.

Nous savons tous que vous chouchoutez les fonctionnaires parce que c’est parmi eux que se niche la plus grande partie de votre électorat. À peine arrivée au pouvoir, votre majorité s’est d’ailleurs empressée de les remercier en interrompant brutalement la réduction des effectifs entamée sous Nicolas Sarkozy. François Hollande a même annoncé, en 2012, la création de 60.000 emplois supplémentaires.

Dans un cadre budgétaire contraint par l’Europe dont vous voulez accélérer l’intégration économique, ces choix électoralistes condamnaient les fonctionnaires à subir un gel du point d’indice qui sert de base à leur rémunération. Ce gel n’est pas injuste, il est logique: la fonction publique, depuis 2012, a échappé aux gains de productivité, à l’ubérisation, à la révolution numérique, qui bouleverse le secteur privé. Elle a bénéficié d’une protection de ses emplois. La contrepartie naturelle, en ces temps de rigueur, de cette politique généreuse est simple à comprendre: la modération salariale s’impose. Et les fonctionnaires le savent: on ne peut gagner au tirage et au grattage.

Au demeurant, le gel du point ne signifie pas que les salaires des fonctionnaires n’ont pas augmenté. Conformément au statut de la fonction publique, les carrières continuent d’avancer automatiquement ou avec des promotions. Ce mécanisme garantit des progressions à tous, même quand le point est gelé. En outre, les mesures catégorielles et les astuces n’ont pas manqué pour contourner le gel officiel des salaires.

Le geste significatif que vous annoncez constitue un cadeau supplémentaire qui flatte votre électorat à l’approche d’une année critique, mais il est extrêmement choquant au regard de nos principes de cohésion sociale et d’intérêt général.

L’augmentation du nombre de fonctionnaires que votre majorité a décidée en 2012 a conduit à une augmentation considérable de la pression fiscale qui n’a pas baissé depuis. La part des dépenses publiques dans le PIB reste supérieure à 55%, un chiffre record qui se maintient malgré les mesures apparentes d’allègements de charges ou d’impôt que vous prenez. L’illusion du pacte de responsabilité n’y peut rien: le secteur privé continue à rogner ses marges et sa rémunération pour financer une fonction publique pantagruélique.

L’absence de croissance et le chômage de masse ne sont, au regard de ces chiffres, pas des surprises. Le financement des dépenses publiques obère l’activité productive du pays. Cela ne signifie pas que la dépense publique est mauvaise en elle-même. Dans le cas de la France, nous pouvons juste avoir l’honnêteté de dire tout haut ce que les Français subissent quotidiennement. Oui! les pouvoirs publics ne mesurent même pas le temps de travail effectif de leurs fonctionnaires! oui, les fonctionnaires coûtent trop cher pour le piètre service qu’ils rendent et une augmentation de leur salaire ne peut se concevoir sans un gain massif de productivité.

Si vous n’imposez pas ces gains de productivité, vous respecterez sans doute les critères d’orthodoxie imposés par Bruxelles, mais vous maintiendrez sans raison cette épuisante transfusion de richesse qui consiste à appauvrir les salariés du secteur privé pour préserver le mode de vie hors sol de nos fonctionnaires. Vous retarderez d’autant le retour de la prospérité.

Et que dire de cette stratégie en termes de cohésion sociale?

Nos éleveurs vous l’ont dit: la France, pas à pas, année après année, se paupérise. On peut, en France, et c’est une situation de plus en plus courante, travailler dur, et même très dur, sans subvenir à ses besoins. La colère qui s’exprime dans nos campagnes le dit suffisamment. Encore fait-elle abstraction de ces masses laborieuses qui vous ont tourné le dos à force de désespérer face au populisme imbécile que votre majorité utilise pour gouverner. Servir les fonctionnaires parce qu’ils votent bien et qu’ils constituent un important groupe de pression au sein du Parti Socialiste est une norme, une sorte de présupposé idéologique. En revanche, prendre en compte la misère ouvrière, y répondre, donner une réelle égalité des chances par l’école par des discours sérieux qui ne se réduisent pas à des postures doctrinales, cette politique-là de cohésion sociale, vous la laissez en friche.

Les petites gens de ce pays, au rang desquels les fonctionnaires ne figurent pas, ont pourtant besoin d’être entendus.

Parmi eux se rangent un nombre grandissant de petits artisans, de petits patrons, de petits indépendants, qui n’ont pas, comme les fonctionnaires, la faculté de voir leur rémunération augmenter par une décision politique ou par l’allocation des recettes fiscales. Ceux-là, année après année, prennent de plein fouet la souffrance, le stress, imposés par des réglementations délirantes que votre majorité ou votre gouvernement inventent et qu’aucun d’entre eux n’a le temps de comprendre. Leur seule récompense est d’être régulièrement accusés par vos soutiens d’être des voyous, des profiteurs, des arnaqueurs, des fraudeurs, qu’il faut surveiller, taxer et contrôler. La cerise sur leur gâteau s’appelle le RSI, qui, par ses pratiques abusives, infligent mille tourments à ceux qui pourtant recrutent, ou se battent pour recruter des chômeurs.

Vous ne pourrez donc dire, Monsieur le Premier Ministre, que vous ignorez l’impact social de votre décision d’augmenter les fonctionnaires. Le pays se porterait bien, cette décision ne choquerait personne. Mais nous voyons tous avec une telle flagrance que les efforts de moins en moins supportables des uns sont allègrement absorbés par l’immobilisme des autres, avec le sentiment d’un mépris inadmissible.

Nous le mesurons lorsque, par une bizarrerie propre à ce pays en déclin, les leaders syndicaux de la fonction publique lancent des mots d’ordre de grève contre une réforme du code du travail qui ne les concernent pas. Les salariés du secteur privé qui devront poser, jeudi, un jour de congé pour garder leurs enfants parce que les écoles où vous avez créé 60.000 emplois seront en grève, s’en souviendront. Les efforts sont pour les uns, et les « gestes significatifs » pour les autres.

 

20 commentaires

  1. yoananda dit

    Je dois sûrement être un cas particulier mais en plus des question de rémunération (avec l’argent payé par mes impôts) moi les fonctionnaires que j’ai croisés sont :
    * méprisants, le service rendu est souvent médiocre, quand ils ne sont pas juste incompétents, et sans honte
    * quand j’ai du travailler pour eux, j’ai été traité comme un chien
    Je ne crois pas un seul mot de ces privilégiés qui se gargarisent de justice sociale.
    Ce sont juste des exploiteurs, et, vu la qualité du service rendu, ils ressemble de plus en plus à des parasites.

    Attention, je ne dis pas « tous », je ne dis pas « tout le temps ». Je dis : on paye de plus en plus d’impôts, et en retour, on a de moins en moins de services de qualité et de plus en plus de leçons de morales.
    Et je ne suis pas le seul à le dire.

    Alors que Valls face dans la combine électoraliste, ça le regarde. Mais les forces productrice du pays sont exsangues. Pour le moment, c’est la police politico-fiscale qui tient en respect les honnêtes gens. Mais la colère gronde.

  2. Pierre dit

    D’une pierre deux coups.

    Le « coup de pouce » était de toute façon prévu pour acheter les électeurs, pardon les fonctionnaires.

    Et en plus ça permet d’acheter FO et la CGT sur la loi El Komri, non ?

    De toute façon, vous oubliez l’essentiel : « c’est pas cher, c’est l’Etat qui paye » !

    Alors de quoi vous plaignez-vous ?

    Et pour paraphraser le chef de gang : « les esclaves, chômeurs et salariés du privé, tiendront bien jusqu’en 2017 ».

  3. Hilario dit

    Retour à 1944!
    http://www.contrepoints.org/2016/03/04/241525-fonctionnaires-les-serviteurs-sont-devenus-les-maitres …. » En effet, avant 1945, un citoyen qui faisait partie de la fonction publique avait un contrat de travail de droit commun, il pouvait être licencié en cas de faute, il ne pouvait ni faire grève, ni adhérer à un syndicat, ni être élu à un poste de responsabilité. Tous ces garde-fous ont été balayés d’un seul décret : on leur a offert une garantie d’emploi à vie, on leur a donné le droit de grève, on les a autorisés à se syndiquer et on leur a permis de se présenter à une élection. Voilà le résultat de cette lâcheté de l’État »

    • Bertrand LAFORGE dit

      Le fait de ne pas licencier des fonctionnaires qui ne font pas leur travail est un choix hiérarchique pas une garantie du statut de la fonction publique. D’ailleurs, il y a chaque année des fonctionnaires rayés des cadres par procédure disciplinaire. Le contrat serait de droit privé que cela n’y changerait rien.

      Par ailleurs, il ne faut pas mélanger et cotisations sociales. Le taux de 55% cité plus haut ne correspond pas aux chiffres de l’OCDE (http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/12/04/la-pression-fiscale-atteint-des-sommets-en-france_4824112_3234.html) qui n’est « que » de 45,2 % en 2014, après le Danemark (50,9 %).

      Je note l’analyse de l’OCDE : « L’OCDE confirme le ressenti des contribuables : la pression fiscale sur les particuliers a particulièrement augmenté en France depuis la crise, et ce dès 2011. Entre 2007 et 2014, l’impôt sur le revenu est en effet passé de 7,2 % à 8,4 % du PIB. Du coup, sa part dans les recettes fiscales a augmenté, de 17,1 % à 18,6 %, alors que dans le même temps, celle de l’IS a reculé. Il y a donc eu un transfert de la pression fiscale des PME et entreprises vers les ménages.

      La question de la responsabilité des entreprises est donc bien posé ! En définitive, le transfert de l’imposition sur la demande (les consommateurs) a un effet économique terrible. Celui-ci est largement le prix à payer pour un système de création monétaire par le crédit (et donc associé à une dette croissante dont il faut payer les intérêts). Cibler les fonctionnaires contre les salariés du privé, c’est ne pas voir le problème majeur de répartition dans ce pays. Jamais le PIB par individu n’a été aussi élevé et pourtant toutes les structures solidaires sont en déficit.

      En dernier ressort ce sont les 1 pour mille les plus riches qui captent la richesse produite et tous les autres qui payent !

      • yoananda dit

        si on met l’armée des fonctionnaires et une poignée de riches entrepreneurs qui servent d’alibi dans les 1pour1000, alors d’accord.

        Parce que, quand je touche une rente (retraite) a vie de, disons, 2500€ par mois, à un taux actuel des OAT de 0.6% ça corresponds à un capital de (2500×12/(0.6/100)) = 5 millions d’euros.
        Donc toucher une retraite de 2500€ par mois, c’est équivalent à posséder un capital de 5 millions d’euros.

        Et… ho … justement 2500€ c’est la moyenne des pensions retraites des fonctionnaires civils d’état.

        5 millions, sans parler du reste du capital accumulé par les divers privilèges auxquels ils estiment avoir droit (pour un service rendu à la nation plus que douteux, pour un regard extérieur qui n’a pas été biberonné à la propagande d’état de ces même fonctionnaires).
        Je n’ai pas de chiffres la dessus, mais on peut affirmer que le pays, que dis-je, le tiers-état, sue sang et larmes pour cette armée de privilégiés (je croyais qu’on avait aboli les privilèges ? on m’aurait menti ?).

  4. Parenty dit

    Et comme le signale très justement Charles Gave sur son blog, il y a une externalité importante entre l’embauche de fonctionnaires et le chômage dans le privé : un fonctionnaire de plus égal à la destruction de deux emplois privés. Simple question d’élasticité.. Pourquoi n’en parle-t-on jamais ?

    • Joseph Favreau Juriste, chargé de cours et TD, directeur d'Ateliers culturels à la Sorbonne et en Associations d'éducation populaire dit

      Très juste… Vous auriez même pu préciser « deux par an » ou même « deux par mois » !
      Quand le PS crée un emploi fictif d’Ambassadeur, Préfet ou Inspecteur général à 10 000 € par mois, le coût réel est double ou triple … sans parler des dégâts provoqués par ces individus.
      Donnez 5 000 € à un jeune qualifié, menuisier, plombier ou électricien ; il pourra acheter une camionnette d’occasion et en faire un petit Atelier … et créer son entreprise … rendre des services … et lui-même former ensuite des jeunes niveau CAP ou Bac Pro … dont la France a tellement besoin !
      Alors où est l’intérêt national ?
      JF. Chevalier dans l’Ordre du Mérite

  5. Il y a deux sortes de complots. Les explicites, ceux qu’on dénonce avec des sous entendus, et les objectifs, ceux qui sont tellement évidents, tellement prouvés, tellement naturels au sens de la connaissance écologique que tout un chacun peut avoir des symbioses, des osmoses (je m’égare) bref des croissances corrélées ou des alliances fondamentales. Ici, il s’agit de la fusion au sens métallique entre socialisme et fonction publique.
    Peut on parler de corruption? Pas vraiment, la fusion cristalline au sens de l’intrication quantique est quelque chose de bien plus fort, vous ne trouvez pas ?
    Au cas ou vous ne trouveriez pas, l’annonce d’aujourd’hui, véritable coup d’envoi de la campagne électorale, devrait, ou pas, vous en convaincre.
    Si vous ne l’êtes pas, vous devez être d’une autre race, d’une autre espèce, d’une autre planète. Vous devez être un fonctionnaire. Vous en avez encore pour un an. Goinfrez vous !

    • yoananda dit

      1 an ? probablement plus … jusqu’à que certaines têtes ne finissent au bout d’une pique pour leur faire comprendre que la comédie a assez durée … elle continuera de durer.

      • pierre dit

        Dans le processus, les piquent viennent toujours après la… faillite.

        Dès lors, l’honnête homme sait qu’il doit tout faire pour précipiter, accélérer la faillite ; seul moyen de venir à bout de ce système mafieux.

        J’applaudis donc personnellement ce « coup de pouce ».

        Il en faut plus. Davantage. Plus de déficit, plus de dépenses, plus d’impôts, plus de chômeurs, plus d’inégalités, plus de nimportnawak, plus de sida mental, plus de confusion, « more »… toujours plus.

  6. Gordion dit

    Oui, tout ce qui est écrit, commenté ici est parfaitement exact, et cela dure depuis…

    Au risque de passer pour un cynique, je voudrais juste ostraciser tous ces veaux et c…s d’électeurs qui en redemandent à chaque élection programmée…

    Nous n’avons que ce que nous méritons dans cette dictature « douce ». Encore un peu plus pour 2017, c’est tellement bon, et nous sommes tellement accros..La démocratie, c’est l’expression et la représentation du peuple, point final!

    Que voulez vous, le peuple est indubitablement et intrinsèquement c…! Mais, il n’aime pas qu’on lui dise. Et, son vote est sa vengeance à l’encontre des élites qui lui mentent.

    Et cela, tous les politiciens qui font campagne l’ont bien compris. Cette constance française au déni d’intelligence absolue et relative – une simple comparaison avec les autres nations – conjuguée à son inconstance et à son inconsistance, nous achèvera bientôt.

  7. J’ai eu un haut statut de la fonction publique, mais j’avais les impôts d’un célibataire ! Lesquels n’ont jamais cessé d’augmenter, même à revenu stable….J’avais une femme de ménage, que je payais très nettement au dessus du SMIC. Je croyais en avoir les moyens. C’était une erreur ! Ma rémunération a été bloquée, mais le salaire de référence de la femme de ménage a augmenté et rejoint, puis dépassé, ce que je lui payais au départ. En même temps, on a réduit les avantages du chèque emploi-service, qui était la seule bonne idée économique des dernières décennies. Je m’en suis séparé et j’ai pris un logement moins proche de mon travail, moins cher en impôts et charges, plus facile à entretenir sans employé(e). Voila un emploi définitivement perdu et qui ne sera jamais recréé. Quant aux 35 heures, vu le sous-effectif et la masse du contentieux, elles étaient faites dès le mercredi soir.
    Il est quasiment impossible de déterminer si on a trop ou pas assez de fonctionnaires, tellement l’Etat s’avère incapable de les gérer : il ne sait pas exactement combien il en a ! Comme il est incapable de les muter d’un corps à un autre, ou d’un endroit à un autre, il conserve des fonctionnaires dont il n’ a plus vraiment besoin, et il est incapable de pourvoir les services qui n’auraient désespérément besoin. On remet en liberté des criminels, parce qu’on n’ a pas assez de procureurs, de juges et de greffiers, pour réunir des cours d’assises dans les délais légaux…..Mais dès qu’on a un élu battu à recaser, on le bombarde inspecteur général avec un traitement double ou triple de celui qu’on accorde à un fonctionnaire opérationnel en fin de carrière….Un jeune conseiller dans un cabinet ministériel gagne de même le double qu’un fonctionnaire de catégorie A, alors qu’il sert plus son poisson pilote que l’intérêt public. En clair, on déconne ! Moins de fonctionnaires, utilisés plus rationnellement, peut-être mieux payés parce que capables de, ou acceptant de, changer de fonctions quand cela est utile, cela serait moins coûteux, avec la suppression des rentes à vie et des reclassements accordés aux énarques et aux politiques (qui sont souvent les mêmes d’ailleurs: Juppé, réintégré dans les cadres quelques semaines avant sa limite d’âge, touche une retraite d’inspecteur des finances, fonction qu’il n’a exercée que tout au début de sa vie….). Il faut détruire cette nouvelle aristocratie parasite.

    • yoananda dit

      « Il est quasiment impossible de déterminer si on a trop ou pas assez de fonctionnaires »
      c’est précisément pour ça qu’on inventé le marché. Je ne suis pas « fan » du marché, mais il a son utilité.

      Quand au manque de juges, c’est aussi à cause du coté de plus en plus procédurier du travail qu’on en manque.

      De toute manière, c’est un problème systémique. C’est l’ensemble qui est train de s’effondrer.

  8. Jules Guesde dit

    La réforme El Khomry sur le droit du travail du secteur privé se termine par une hausse de salaire des fonctionnaires. Mailly et le chef CGT qui réchauffent leur petite soupe contestataire devraient être satisfaits.
    Ce fut la même chose pour la retraite à 60 ans pour carrière longue qui englobe comme par hasard les fonctionnaires de catégorie B car entrés juste après le bac par concours,en y incluant bien sûr les anciens élèves des grandes écoles où on est payé donc on cotise! la réforme fut vendue comme juste pour les ouvriers.
    c’est ça Hollande!

  9. Pierre dit

    Savourons ce jour glorieux.

    « C’est une mesure de justice. », dixit Annick Girardin, ministre de la fonction publique, interrogée sur le +1.2 %…
    😉

    Sublime. Acmé du langage orwélien (« la guerre, c’est la paix »).

    La France compte 6 millions de crevards (chômeurs, sous-employés)… j’augmente mes copains, ceux qui votent pour moi, avec le fric de la dette et le fric des impôts des autres crevards du privé, mais qui eux ont un boulot… et j’affirme que « c’est une mesure de justice ».

    Chapeau.

    • yoananda dit

      Fût un temps, les crevard on appelait ça le tiers-état.
      La fonction publique a simplement repris le flambeau du clergé.
      La noblesse est remplacée par le grand capital.
      Le tiers-état est devenu les sans-dents. Les couillons du privé qui triment pour payer des privilèges des autres.

      Chassez le naturel …

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