Les critiques acerbes contre les charges trop lourdes qui plombent le coût du travail ne sont pas une nouveauté. Dès les années 50, le CNPF considérait que « le fardeau des charges » pénalisait l’économie française, et demandait leur allégement. A une époque où la croissance était forte, et la prospérité généralisée.
Rappelons que la politique salariale étriquée dans les entreprises avait conduit à la grogne de 1968, qui s’est soldée par une augmentation très forte des salaires, imposée par la rue…
Un schéma à méditer, quand on ne veut pas perdre plus d’argent en tirant trop sur la corde…
Pour nous remettre ces événements en mémoire, voici l’extrait d’un excellent article de Béatrice Touchelay, intitulé « La monnaie dans le discours du CNPF », paru dans la Revue Européenne de Sciences Sociales (137, 2007), qui évoque l’attitude du CNPF et de son président Georges Villiers, dans les années 50 et 60.

Votre commentaire sur la compétitivité n’a pas de rapport apparent avec l’ouvrage que vous rédigez en ce moment, non ? Ne vous dispersez pas s’il vous plait, nous avons hâte de le lire!
Justement, au sujet de cet ouvrage en cours de rédaction ; pardonnez moi, mais pourquoi Saint-Just ? J’ai vraiment hâte de lire ce bouquin. Dans mon impatience toute provinciale, je me suis promené de-ci de-là, en commençant, bien entendu, par l’histoire parlementaire de la Révolution Française. Pour me mettre en appétit.
Il faut y lire, de Saint-Just en date du 26 février 1794, le discours proprement terrifiant et précédant celui, en apparence aimable, que vous citez d’ailleurs « par plaisir ».
Si je l’ai bien compris, ce n’est pas le plaisir mais la nécessité qui inspirait Saint-Just.
« Osez » disait-il pour se résumer dans ce même discours où il avait cette formule géniale : « bronzez la liberté ». Une formule qui sonne juste aujourd’hui car elle semble parler de bonheur ou de plaisir, comme vous dites. Elle daterait aussi bien de mai 68, puisque vous venez de rappeler cette période en soulignant ce à quoi l’on s’expose en tirant sur la ficelle des «charges».
Le bronzage fait plus penser maintenant à celui que l‘on prend au soleil qu’au métal dont on coulait les armes. C’est pourquoi je me permets de vous proposer cette page ensoleillée qui parle d’archives du sud, de Saint-Just, et de son idée du bonheur.
http://belcikowski.org/ladormeuseblogue/?p=5890
Merci encore pour votre message publié ce 4 février, parlant des « accords compétitivité ». Il sera bien utile au syndicaliste que je suis. Puisse la lecture que je viens de proposer – vous la connaissiez peut-être – contribuer à votre propre inspiration.
Encore une fois, bon courage.
J’avais effectivement vu cette page…
Cela dit, la compétitivité a une petite place dans mon livre. Car, en deuxième partie, je compte y développer ce que serait un système économique fondé sur le bonheur… et probablement la répudiation du salariat, qui est un mode de travail obsolète selon moi. Je compte également y aborder les questions de dialogue social, et de l’utilité du dialogue social pour la prospérité des entreprises et de l’économie.
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