Accueil » 2015: le moral de l’Europe au plus balte…

Allemagne

2015: le moral de l’Europe au plus balte…

Ce texte a été lu4252fois

Dans la déconfiture ambiante, deux nouvelles sont passées inaperçues en Europe: un Etat balte est entré dans la zone euro, un autre a pris la présidence de l’Union. Les anciennes terres prussiennes dominent le continent pour six mois critiques.

La Lituanie dans la zone euro

Alors que la zone euro détient tous les records mondiaux de sous-performance économique, il se trouve encore des gens pour vouloir y entrer. Bon, s’agissant de la Lituanie (3 millions d’habitants…), on ne sait comment on doit le prendre. Moscovici en a d’ailleurs dit grand bien, ce qui ne manque pas d’inquiéter les gens raisonnables:

La Lituanie jouit d’un «bilan solide des politiques budgétaires saines et des réformes structurelles qui ont débouché sur un des taux de croissance les plus élevés en Europe, conjugué avec une baisse constante du chômage», a souligné dans un communiqué le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici.

Il suffit de s’intéresser d’un peu près à ce pays pour savoir que sa population est en baisse constante depuis 1990 (une diminution du nombre d’habitants de 20% en 25 ans…), la dette publique y a presque triplé depuis 2008, et le PIB n’y a toujours pas retrouvé son niveau de 2009. Le taux de chômage y est de 11,5%. « Un bilan solide », comme dit Moscovici.

La Lettonie prend la présidence de l’Union

Autre plaisir du début d’année: la Lettonie prend la présidence de l’Union à la place de l’Italie. Là encore, cette ancienne possession prussienne a tout pour plaire. Comme la Lituanie, la Lettonie vit une véritable hécatombe depuis vingt ans, et la crise de 2008 y a pris un cataclysme économique.

Pour sa première présidence, la Lettonie devra traiter quelques sujets locaux. En lien avec Donald Tusk, le Polonais qui préside le Conseil Européen depuis cette année, le gouvernement letton devra traiter la question de la crise ukrainienne. Voilà qui tombe à point nommé! Lettons et Polonais se sont en effet empressés de rejoindre l’OTAN il y a dix ans pour échapper à l’ogre russe. Ils semblent tout indiquer pour défendre une stratégie raisonnable et équilibrée face à la Russie.

On se donne rendez-vous fin juin pour tirer le bilan de cette excellente opération…

La Grèce s’enfonce dans l’hystérie

Ces petits changements mineurs interviennent au moment où la Grèce met à nouveau le continent à côté du vide sidéral que les technocrates ont creusé. Au troisième tour de l’élection présidentielle au Parlement grec, le candidat officiel, Stavros Dimas, n’a pu être élu. Il n’est pas parvenu à dépasser les 168 voix du deuxième tour. Il lui en fallait, rappelons-le, 12 de plus pour être élu.

Du coup, le Premier Ministre a annoncé que, dans la foulée de la dissolution de la Vouli, des élections législatives auraient lieu le 25 janvier, dans un climat de tension. La bourse d’Athènes a perdu jusqu’à 11% dans la journée. Alexis Tsipras, donné gagnant, enflamme l’opinion par des discours nationalistes fiévreux dont on trouvera quelques traductions françaises, dont celle-ci:

Nous n’avons qu’un seul engagement : il sera mis définitivement fin à l’humiliation nationale et à la crise humanitaire. Nous pouvons reprendre les clés de notre pays et mettre en œuvre un plan de reconstruction de l’économie et de la société. En plaçant l’humain d’abord. En ayant comme premier soin l’accès à la santé et à l’éducation. En plaçant l’environnement d’abord et un barrage aux grands intérêts lucratifs dont l’intention est de le spolier. En protégeant le patrimoine public et privé. Le labeur, le toit, les dépôts des citoyens grecs. En défendant l’histoire et la culture de notre patrie.

Les financiers retiennent leur souffle

Ces discours à la Démosthène ne suscitent guère un enthousiasme délirant dans la sphère financière qui se penche sur le malade grec depuis 2009. Le Fonds Monétaire International a d’emblée annoncé qu’il attendait désormais les élections pour décider de la marche à suivre. Cette décision sans surprise (puisque Tsipras a déclaré qu’il ne voulait plus d’intervention du FMI) a nourri l’idée d’une pression de la finance sur les élections.

La BCE a de son côté déclaré qu’elle attendait l’avis des autorités grecques sur son plan d’aide avant de passer à l’action.

« C’est maintenant à l’électorat grec de décider de la composition future du parlement et du gouvernement. Nous n’interférerons pas dans ce processus démocratique ni ne le commenterons », a affirmé la BCE, dans une courte déclaration écrite.
« Nous allons attendre les avis et les suggestions des autorités grecques sur la meilleure manière de procéder au passage en revue (du plan d’aide) et nous en discuterons avec la Commission européenne et le FMI », a ajouté l’institution monétaire de Francfort (ouest), insistant sur « les progrès impressionnants » faits par la Grèce ces dernières années pour stabiliser ses finances et réformer son économie.

Des progrès impressionnants… qui ne justifiaient toutefois pas que la BCE desserre son étau sur le pays, jusqu’à le précipiter dans l’abîme.

Maman Merkel prête au Grexit

Après avoir laissé le subtil Schäuble, son ministre des Finances, déclarer que, quelle que soit l’issue de l’élection, la Grèce devrait payer, maman Angela a compris qu’elle devait entrer dans la danse. Elle a définitivement sifflé la fin de la récréation en expliquant que la Grèce devrait sortir de l’euro si Tsipras arrivait au pouvoir et appliquait son programme (ce qui, on en convient, constitue deux données incertaines à ce stade).

La chancelière allemande Angela Merkel est prête à laisser la Grèce sortir de la zone euro, au cas où la Gauche radicale remettrait en cause la politique de rigueur budgétaire dans ce pays, affirme samedi l’édition en ligne du magazine Spiegel.
« Le gouvernement allemand juge quasiment inévitable une sortie (de la Grèce) de la zone euro, si le chef de l’opposition Alexis Tsipras (Gauche radicale Syriza) dirige le gouvernement après les élections (législatives), abandonne la ligne de rigueur budgétaire et ne rembourse plus les dettes du pays », affirme le site web de l’hebdomadaire, en s’appuyant sur « des sources proches du gouvernement allemand ».
Angela Merkel et son ministre des Finances Wolfgang Schäuble ont changé d’avis et désormais ils « jugent supportable une sortie du pays de la monnaie unique en raison des progrès accomplis par la zone euro depuis le sommet de la crise en 2012 », assure le Spiegel Online, toujours sur la base de ces sources.
« Le risque de contagion pour d’autres pays est limité car le Portugal et l’Irlande sont considérés comme assainis. Par ailleurs, le MES (mécanisme européen de stabilité) fournit un mécanisme de sauvetage puissant et l’Union bancaire assure la sécurité des instituts de crédit », auraient encore confié ces sources.

Plutôt clair, non?

Et pendant ce temps, l’économie européenne s’effondre

Tous ces petits événements ne pouvaient pas mieux tomber, puisque des statistiques officielles ont apporté un éclairage encore plus cru sur la brillante passe que l’Europe traverse: le crédit au secteur privé dans la zone euro a encore baissé de 0,9% en novembre, après une baisse de 1,1% en octobre.

Ce chiffre est évidemment effrayant, puisqu’il rappelle que la reprise n’est vraiment pas pour demain et que, plus que jamais, les banquiers parient sur un ralentissement de l’activité.

Les prêts aux entreprises ont chuté de 11,4% en Irlande, de 8,5% en Espagne, de 6,5% au Portugal et de 3,2% en Grèce.

Décidément, l’atmosphère est de plus en plus pestilentielle dans la zone euro.

La BCE titube toujours sur la voie de la décision

Ces très mauvais chiffres agitent un nouveau chiffon rouge face à la prétendue reprise européenne qui devrait arriver naturellement. Les voix des colombes roucoulent donc à la BCE pour expliquer que le moment vient de racheter des dettes souveraines pour sauver l’Europe du pire.

Cette fois, c’est le chef économiste de la BCE, le belge Pierre Praet, qui s’est exprimé dans la presse pour dire:

« Si mon analyse est qu’il y a besoin d’une nouveau soutien monétaire, et si je suis disposé à réduire les taux mais que cela n’est plus possible, alors je ne dois pas être paralysé à l’idée que la seule option qui reste est l’achat d’obligations souveraines », a expliqué Peter Praet, avant d’ajouter que « les emprunts d’Etat sont les seuls actifs bénéficiant d’un volume de marché significatif »

Au passage, le même chef économiste a eu cette étonnante sortie qui vise autant la Grèce que la France:

« Les partis populistes dans certains pays promettent des solutions rapides, mais ils n’offrent que des recettes désastreuses », en rappelant que « tous les pays ont eu leur raison pour entrer dans la zone euro: le vieux système de dévaluation permanente ne fonctionnait pas. Ce qui est désormais requis, c’est de mener les ajustements structurels nécessaires. Une politique de dévaluation ne résout aucun problème structurel ».

Les faucons de la BCE n’ont pas dit leur dernier mot

Malgré ces déclarations qui se revendiquent de la logique, les faucons de la BCE sont loin d’avoir épuisé leurs arguments.

Le Néerlandais Klaas Knot, membre du conseil des gouverneurs, a pris une position assez logique, consistant à dire qu’une intervention de la BCE qui ne serait pas relayée par une politique budgétaire adaptée serait inutile (position que l’on est bien obligé de partager):

« Aussi longtemps que l’Europe n’affiche pas la volonté politique de mieux partager les risques au sein de la Zone euro, il n’est pas de notre ressort de prendre de telles décisions nous mêmes par une porte dérobée ».

Mais la palme de l’aveuglement est encore une fois cette semaine attribuée au gouverneur de la Bundesbank, Jens Weidmann, qui considère que la baisse du prix du pétrole suffira à relancer l’activité dans la zone euro:

«Nous venons de recevoir un instrument de stimulation gratuit, pourquoi y ajouter avec la politique monétaire?», a-t-il déclaré.

«Cela m’énerve d’entendre tout le monde débattre d’une seule chose : quand allez-vous finalement procéder au rachat?», a-t-il expliqué, ajoutant que la BCE ne devait pas céder aux pression des marchés financiers. «Ces rachats vont se traduire par des dettes qui seront celles des banques centrales de la zone euro, et donc au final des contribuables».

On prend les paris: le Quantitative Easing n’est pas pour demain.

Bref, il y a le feu à la maison, et les pompiers se demandent toujours s’ils doivent intervenir.

Comme nous sommes en période de voeu, on limitera le pessimisme à ces simples constats, et on évitera de dire à haute voix qu’il est déjà trop tard.

8 commentaires

  1. BA dit

    Le bateau « Union européenne » est en train de couler.

    Deux pays européens se préparent à quitter le bateau.

    La Grèce et le Royaume-Uni se préparent à quitter le bateau.

    Dimanche 4 janvier 2015 :

    Le Premier ministre britannique conservateur David Cameron a déclaré dimanche souhaiter organiser plus tôt que prévu le référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne, promis en 2017.

    Sous la pression des eurosceptiques au sein de son propre parti et face à la popularité croissante du Parti de l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP), qui prône une sortie de l’UE et un durcissement de la politique d’immigration, David Cameron a promis de rénégocier le traité qui lie le Royaume-Uni à l’UE et d’essayer de récupérer certains pouvoirs auprès de Bruxelles.

    Il a promis pour cela d’organiser un référendum en 2017, en cas de victoire des conservateurs aux élections législatives de mai prochain.

    «  Le référendum doit avoir lieu avant la fin de 2017. Si nous pouvions faire cela plus tôt, j’en serais ravi. Plus tôt je pourrai tenir ma promesse d’une renégociation et d’un référendum (…), mieux ce sera », a déclaré le chef du gouvernement lors d’une émission de la BBC.

    http://www.lesechos.fr/monde/europe/0204053007651-cameron-dit-vouloir-avancer-son-referendum-sur-lue-1079919.php

    Merkel serait prête à laisser la Grèce sortir de la zone euro.

    La chancelière allemande Angela Merkel est prête à laisser la Grèce sortir de la zone euro, au cas où la Gauche radicale remettrait en cause la politique de rigueur budgétaire dans ce pays, affirme l’édition en ligne du magazine Spiegel.

    « Le gouvernement allemand juge quasiment inévitable une sortie de la Grèce de la zone euro, si le chef de l’opposition Alexis Tsipras (Gauche radicale Syriza) dirige le gouvernement après les élections législatives, abandonne la ligne de rigueur budgétaire et ne rembourse plus les dettes du pays », affirme le site web de l’hebdomadaire, en s’appuyant sur « des sources proches du gouvernement allemand ».

    Angela Merkel et son ministre des Finances Wolfgang Schäuble (tous deux conservateurs) ont changé d’avis et désormais « ils jugent supportable une sortie de la Grèce de la monnaie unique en raison des progrès accomplis par la zone euro depuis le sommet de la crise en 2012 », assure le Spiegel Online, toujours sur la base de ces sources.

    « Le risque de contagion pour d’autres pays est limité car le Portugal et l’Irlande sont considérés comme assainis. Par ailleurs, le MES (mécanisme européen de stabilité) fournit un mécanisme de sauvetage puissant et l’Union bancaire assure la sécurité des instituts de crédit », auraient encore confié ces sources.

  2. Gintautas Kaminskas dit

    « Les anciennes terres prussiennes dominent le continent pour six mois critiques. » Vous avez tort. Ni la Lituanie ni la Lettonie ne sont point des anciennes terres prussiennes. C’est l’oblast de Kaliningrad (anciennement Königsberg) qui est l’ancienne terre prussienne. Les prūsai étaient une ancienne tribu baltique, dont les colonists allemands ont approprié le nom.

  3. delavallée dit

    petite remarque en passant, en espérant être compris : si on postule que les faucons de la BCE sont des psychopathes pervers ou assimilés, on comprend bcp mieux leurs démarches; en revanche, si on « n’a pas de dents », qu’on comprend pas bien le film, on espère toujours que ce sont juste des idiots ou des princes mal entourés mais tous animés de l’expression la plus pure de l’Amour – Hitler est mort, pas satan…
    Geoffrey le communiste

  4. BA dit

    Que nous apprend l’Histoire à propos des constructions supranationales ?

    Réponse :

    1- Au début du cycle, il y a des nations, des nations indépendantes et souveraines.

    2- Ensuite, à l’intérieur de ces nations, certaines élites décident de commencer à bâtir une construction supranationale.

    3- Ensuite, grâce à la propagande, ces élites parviennent à convaincre les peuples que cette construction supranationale va leur apporter la croissance économique, le progrès social, la baisse du chômage, la solidarité entre tous les hommes, et patati, et patata.

    4- Ensuite, les peuples votent pour cette construction supranationale, en pensant qu’elle va réaliser toutes ces belles promesses. Pendant des décennies, il y a de plus en plus d’intégration. C’est la PHASE ASCENDANTE.

    5- Ensuite, il arrive toujours un moment où les peuples finissent par comprendre que cette construction supranationale NE profite PAS aux peuples, mais qu’elle profite aux élites. Les peuples finissent par comprendre que cette construction supranationale ne profite qu’à la nomenklatura dans les pays communistes, aux élites politiques et aux élites financières dans les pays occidentaux.

    6- Ensuite, les peuples commencent par se révolter, parfois dans la rue, parfois dans les urnes. La construction supranationale entre dans une phase d’implosion, d’effondrement. C’est la PHASE DESCENDANTE.

    7- Dernière étape, la construction supranationale se désintègre, se disloque. Les nations qui la composaient reprennent leur indépendance. Fin du cycle.

    Aujourd’hui, l’Union européenne est à l’étape 5.

    Lundi 5 janvier 2015 :

    Europe : l’implosion qui vient.

    http://www.michelsanti.fr/europe-implosion/

  5. BA dit

    Lundi 5 janvier 2015 :

    Grèce : pour la Commission européenne, l’appartenance à la zone euro est « irrévocable ».

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/01/05/grece-pour-la-commission-europeenne-l-appartenance-a-la-zone-euro-est-irrevocable_4549370_3214.html

    L’appartenance à la zone euro est « irrévocable » !

    J’éclate de rire !

    Lisez ce dialogue entre Charles de Gaulle et Alain Peyrefitte :

    – De Gaulle : Le Marché Commun, il n’y a en fait que deux ans qu’on a commencé à le réaliser. Or notre expansion industrielle remonte à bien avant deux ans. L’expansion industrielle allemande, italienne, de même. Ceux qui racontent des histoires sur les bienfaits incomparables de l’intégration européenne sont des jean-foutre.

    – Alain Peyrefitte : Le traité de Rome n’a rien prévu pour qu’un de ses membres le quitte.

    – De Gaulle : C’est de la rigolade ! Vous avez déjà vu un grand pays s’engager à rester couillonné, sous prétexte qu’un traité n’a rien prévu pour le cas où il serait couillonné ? Non. Quand on est couillonné, on dit : « Je suis couillonné. Eh bien, voilà, je fous le camp ! » Ce sont des histoires de juristes et de diplomates, tout ça.

    Alain Peyrefitte, « C’était De Gaulle », Fayard, tome 2, page 267.

  6. BA dit

    Le mot de l’année 2015 : le Grexit (= Greece exit).

    Mardi 6 janvier 2015 :

    Allemagne : pour le patron de l’Ifo, la Grèce doit quitter la zone euro pour éviter le défaut.

    Après Angela Merkel, c’est au tour de Hans-Werner Sinn, patron de l’Ifo, d’évoquer sans tabou l’hypothèse du Grexit.

    C’est ce que l’on appelle « jeter de l’huile sur le feu ». Après la chancelière allemande Angela Markel, qui a fait savoir qu’une sortie de la Grèce de la zone euro n’est plus un problème, le patron de l’institut Ifo, Hans-Werner Sinn, scelle le destin de la Grèce. Ces propos sont rapportés par l’agence Handelsblatt. Pour Hans-Werner Sinn, la Grèce peut éviter un défaut en sortant temporairement de la zone euro.

    « Avec une forte coupe de la dette, évidente ou dissimulée, il y aurait une autre banqueroute. S’ensuivraient de nouveaux prêts et de nouvelles coupes de la dette, encore et encore lors des prochaines années, si on ne rétablit pas la compétitivité du pays via une sortie de la zone euro et une dévaluation de la monnaie », renchérit-il.

    Ce n’est pas la première fois que l’homme évoque le « Grexit », un scénario qui coûterait 77 milliards d’euros à l’Allemagne, selon les calculs de l’Ifo. Et 66 milliards d’euros à la France. « La situation grecque est insupportable pour la population et les prêts continus ne sont pas soutenables pour la communauté », a-t-il déclaré, rappelant que la Grèce a subi une chute de 30 % de sa production industrielle par rapport aux niveaux d’avant la crise.

    http://bourse.lesechos.fr/infos-conseils-boursiers/actus-des-marches/infos-marches/pour-le-patron-de-l-ifo-la-grece-doit-quitter-la-zone-euro-pour-eviter-le-defaut-1023134.php

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *