Les critiques acerbes contre les charges trop lourdes qui plombent le coût du travail ne sont pas une nouveauté. Dès les années 50, le CNPF considérait que « le fardeau des charges » pénalisait l’économie française, et demandait leur allégement. A une époque où la croissance était forte, et la prospérité généralisée.
Rappelons que la politique salariale étriquée dans les entreprises avait conduit à la grogne de 1968, qui s’est soldée par une augmentation très forte des salaires, imposée par la rue…
Un schéma à méditer, quand on ne veut pas perdre plus d’argent en tirant trop sur la corde…
Pour nous remettre ces événements en mémoire, voici l’extrait d’un excellent article de Béatrice Touchelay, intitulé « La monnaie dans le discours du CNPF », paru dans la Revue Européenne de Sciences Sociales (137, 2007), qui évoque l’attitude du CNPF et de son président Georges Villiers, dans les années 50 et 60.

